DE LA TROISIEME REPULIQUE A NOS JOURS Nous ne disposons que de peu d ‘éléments en ce qui concerne d’une part, la Commune, et d’autre part la république provisoire, car nous n’avons pratiquement pas d’emblèmes ayant traversé cette période tourmentée de notre histoire intérieure. Une circulaire du 5 août 1871 précise la description sommaire du nouvel emblème : laine sans cravate ni frange, bordée uniquement d’un ourlet et portant au centre l’indication de l’unité, 93° REGIMENT D’INFANTERIE. Aucun standard n’est imposé et la hampe peinte en bleu est surmontée d’un fer de lance doré. En juin 1878, le Ministère de la Guerre décide la confection de nouveaux emblèmes, réaffirment la symbolique des trois bandes verticales tricolores. Une décision ministérielle du 3 février 1879 limite au nombre de quatre les inscriptions de bataille avec indication du millésime qui ne seront pas portés et rétablis lors des nombreux remplacement à partir de 1925-1926. Chaque chef de corps est invité à faire connaître ses observations en fonction d’éléments fournis par le Ministère de la Guerre en regard de la double filiation : 18° léger, noms inscrits sur le drapeau remis en 1852 : CASTIGLIONE 1796 / LA FAVORITE 1796 / WAGRAM 1809 / SMOLENSK 1812 / LA MOSKOWA 1812, avec une note manuscrite indiquant que “ la 18° demi-brigade légère ne se trouvait pas à la bataille de LA FAVORITE ; c’est donc par erreur que le nom de cette bataille fut inscrite sur le drapeau remis en 1852 ”. 93° de ligne, affaires où s’est distingué l’ancien 93° : MAESTRICHT 1795 / BRIXEN 17 ? ? / STRALSUND 18 ? ? LA MOSKOWA 1812 / LIGNY 1815. Affaire où s’est distingué le 93° actuel : MONTEBELLO 1859 . “ Le 93° de ligne était aussi à WAGRAM ”. L’avis du Colonel GANZIN en date du 24 novembre 1878 réf. N° 624 porte son choix sur : CASTIGLIONE / WAGRAM / LA MOSKOWA / MONTEBELLO, “ et où n’y a rien à modifier ” ( sic ). A cette date, le Ministère de la Guerre fait référence à des campagnes, BRIXEN et STRALSUND qui n’ont pas été référencées par SUZANNE et ANDROLENKO. Quant à MAESTRICHT, seules les dates du siège 1794-1795 nous permettent d’affirmer que cette inscription constitue une victoire ! La cérémonie de remise se déroule le 14 juillet 1880, date officielle du choix de notre hymne national "La Marseillaise", sous la présidence de Jules GREVY, à l’hippodrome de LONGCHAMPS en trois phases : la distribution, la revue, le défilé. Dimensions : Hauteur 90 cm x Largeur 90 cm. Etoffe de soie en double épaisseur avec trois bandes verticales couturées et franges torsadées sur trois côtés en argent doré de 5 cm rehaussée par un galon lézardé sur le pourtour. Sur chacune des deux faces, on observe dans chaque angle une couronne ouverte de deux branches de chêne et de laurier entourant le numéro du régiment. La hampe peinte en bleu mesure 200 cm avec un sabot de cuivre doré de 5 mm, et à son sommet une pique en bronze doré de 40 cm. La base de la pique est composée d’un macaron oblong avec bordure vergétée et comportant comme inscriptions R.F. à l’avers et la désignation du corps au revers. A l’avers: les mentions : REPUBLIQUE / FRANCAISE / 93° REGIMENT / D’INFANTERIE. Au revers : HONNEUR / ET /PATRIE, inscriptions suivies de quatre noms de bataille : CASTIGLIONE / WAGRAM / LA MOSKOWA / MONTEBELLO. Disparaissent donc LA FAVORITE et SOMLENSK appartenant en propre du 18° léger. Cravate de 90 cm de long sur 24 cm de large garnie aux deux extrémités d’une couronne de chêne et de laurier enserrant le rang du régiment avec franges de 8 cm. C’est ce modèle qui restera en service jusqu’à la Grande Guerre et qui verra l’adjonction des mentions CHAMPAGNE, L’AISNE, SOMME-PY, avec millésimes pour toutes les batailles, et conservé au musée de l’Armée. C’est un modèle similaire re-fabriqué lors de la reconstitution du régiment en 1979 qui a été roulé lors de la cérémonie de dissolution au Camp des Loges le 7 juin 1997 dans le cadre de la réorganisation des forces armées engagée depuis 1996, et qui entérinera la fin de la conscription et la constitution d’une armée professionnelle. Cravate ornée de la Médaille d’Or de la ville de Milan, de la Croix de Guerre 1914-1918 avec deux palmes, de la fourragère 1914-1918. Les fanions Les fanions d’alignement. sont accordés en 1879. Dimensions : Hauteur 50 cm x Largeur 50 cm. Constitués en étoffe de laine fixée sur une bande étroite de cuir verni fixée par des clous cuivrés, les trois autres côtés ourlés sans aucune bordure, ils ne comportent ni ornement, ni numéro. Embouté de 20 cm dans le fût du fusil, le bâton en bois de frêne de 75 cm est surmonté par une pomme de bois noirci de 3 cm de diamètre. Les 1er, 3° et 4° bataillons ont un fanion tranché sur une diagonale partant du haut avec triangle supérieur de la couleur distinctive et triangle inférieur blanc selon la distribution suivante : 1er bataillon, bleu foncé ; 2ème bataillon, 3ème bataillon, jonquille ; 4° bataillon vert. Le 2ème bataillon comporte un fanion tricolore par bandes verticales, le bleu à la hampe. SOURCE : Pierre CHARRIE, Drapeaux et Etendards du XIXème siècle, Editions LE LEOPARD D’OR, 1992.
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