RetourLE SECOND EMPIRE Les aigles L’arrivée au pouvoir de Louis -Napoléon ressuscite l’Aigle au sommet de nos emblèmes. Le modèle 1852 ( abordé dans le cadre du chapitre sur la présidence ) Le modèle 1854, dit GLAVANO. Le 23 avril 1854, le remplacement de toutes les aigles est évoqué, dans un souci de les alléger par le procédé de la galvanoplastie, mais ce changement ne concernera que les seuls régiments de la garde impériale créée en 1854 et qui recevront les en 1856. Modification des aigles de l’infanterie légère. En 1855, les 25 régiments d’infanterie légère deviennent régiments de ligne et prennent rang à la suite. Seuls les caissons seront remplacés en disposant à l’avers la double dénomination ancienne et nouvelle et sur les côtés, la double numérotation : Avers : INFANTERIE / DE / LIGNE Revers : INFANTERIE / LEGERE Sur un côté : 93° / REGt Sur l’autre côté : 18° / REGt Ainsi, c’est la résurrection du 93° de ligne à la suite du 18° léger. Ceci explique la filiation qui est ascendante d’une part avec le 18° léger, et d’autre part avec la légion de Vaucluse. Le modèle 1860, dit aluminium. Le 1er Juin 1860, une aigle en aluminium fondu doré dans soudure apparente, qui est cuivrée puis dorée est adoptée pour tous les corps. Poids moyen : 950 gr Hauteur : 18 cm Largeur des ailes : 20 cm Hauteur du caisson : 4 cm, largeur 11 cm, profondeur 5,5 cm Longueur de la douille : 5,5 cm Hauteur des chiffres : 2 cm, hauteur des lettres 1 cm Hauteur total aigle et caisson : 27,5 cm. L’aigle est réalisée en deux parties, la face et le dos. Le caisson selon le règlement porte à l’avers le numéro / 93 et au revers la désignation du corps / INFANTERIE. En 1864, par exception, l’Empereur décide de rendre l’aigle modèle 1852 aux régiments qui ont vu leur emblème mutilé par le feu. Après la bataille de Magenta, l’Empereur attribue la croix de la légion d’honneur attachée au dessous de l’aigle à chaque régiment ayant pris un drapeau à l’ennemi. Pour le 93° seul subsiste l’aigle modèle 1860 à POSTDAM. L’aigle modèle 1852, ex 18° léger modifié est conservé au musée de l’Armée. Le drapeau d’infanterie modèle 1854 A la suite de l’Empire, une décision du 10 novembre 1853 prescrit le remplacement des parties flottantes des emblèmes et conformément à la circulaire du 24 avril 1854, la substitution s’effectue sur l’aigle modèle 1852. Nous avons vu que suite au décret du 24 octobre 1854, le 93° renaît à la place du 18° léger. Le 13 décembre 1856, l’Empereur impose que seront conservées toutes les parties glorieuses des régiments de légère avec apposition des nouveaux numéros, sans ôter les anciens. Le 4 février 1857, il est décidé que les caissons des aigles seront remplacés et porteront la double numérotation. Dimensions : Hauteur 90 cm x Largeur 90 cm, variantes 86 x 86 , voire 88 x86. Etoffe tricolore identique sur les deux faces, reproduisant les motifs du modèle 1812 Premier Empire avec de haut en bas les couronnes impériales, un N deux branches de chêne et laurier, une aigle, dans les intervalles un ornement de rosaces et de palmettes. Le haut et le bas de la bande blanche portent le numéro du corps seul dans une couronne de chêne et de laurier, avec des variantes comm au 93° de ligne indiqué : 93è Rgt A l’avers : L’EMPEREUR / NAPOLEON III / AU 93ème REGIMENT / D’INFANTERIE / DE LIGNE. Au revers: les noms de bataille propre à chaque unité avec au dessous le millésime entre parenthèses, identiques donc au modèle 1852, puisque les parties glorieuses doivent demeurer et que le 93° n’avait droit à aucune inscription nouvelle. La cravate tricolore est brodée à chaque extrémité de couronnes de chêne et de laurier terminées par un motif de style. Une couronne contient l’indication de l’arme ou comme pour le 93 seul le numéro figure. L’autre pan de la cravate, couronne entourant un N brodé d’or surmonté d’une couronne impériale. Les fanions d’alignement Ils sont confirmés par une décision du 15 avril 1855, et confectionnés en drap de troupe coupé carrément et brodé d’un simple ourlet. Dimensions : 50 x 50 cm pour les 1er, 3ème et 4ème bataillon ; 67 x 67 cm pour le 2ème bataillon. Ils sont fixés par de petits clous sur un bâton noirci d’environ 1m, dont 20 cm dans le canon du fusil. Seul, celui du 2ème bataillon comporte à sa tête une pique en cuivre de 10 cm. 1er bataillon : couleur distinctive écarlate ou jonquille ; 2ème bataillon : tricolore ; 3ème bataillon : coupé en diagonale du haut à l’angle opposé, triangle supérieur de la couleur distinctive, triangle inférieur blanc ; 4ème bataillon : identique au 3ème, triangle inférieur bleu. Les fanions ne doivent pas comporter aucun numéro, attribut, désignation ou ornement quelconque. Le drapeau d’infanterie - Modèle 1860 Le 1er juin1860, l’Empereur, à nouveau, ordonne de remplacer les parties flottantes. Les nouveaux emblèmes ne sont délivrés dans un premier temps qu’à la Garde et par la suite aux régiments qui furent autorisés à remplacer leurs soies par trop usées. Dimensions : Hauteur 100 cm x Largeur 120 cm. Soie de qualité extra, avec partie blanche double pour recevoir à l’avers la légende et au revers les noms des batailles avec les mêmes ornements que le modèle 1854, franges de 5cm. A l’avers figure un N en haut et en bas de la bande blanche et également sur les bandes bleues et rouges. Au revers: on note en haut sur la bande blanche la présence d’une couronne avec en son centre pour le 93° le chiffre avec en dessous D’INFANTERIE DE LIGNE. La hampe, peinte en bleu avec un sabot en bronze doré, mesure 235 cm est surmontée de l’aigle modèle 1860 dit “ aluminium ” en remplacement du modèle 1852 en bronze jugé trop lourd. A l’avers: l’inscription : L’EMPEREUR / NAPOLEOON III / au 93ème REGIMENT / D’INFANTERIE / DE LIGNE. Au revers: les noms de bataille suivis du millésime entre parenthèses avec adjonction de MONTEBELLO ( 1859 ). Cravate en soie double de 120 cm munie aux deux bouts d’une broderie composée d’un dessin stylisé et d’une couronne impériale avec franges or. Les indications régimentaires sont appliquées sur un pan encadrant le N couronné, l’indication 93° / de ligne incurvée pour cette mention, sur l’autre pan. En 1870, la capitulation conduit à la perte de la majorité de nos drapeaux, surtout à METZ, où les chefs de corps, dont celui du 93°, obéissent pour la plupart devant l’ordre les dessaisissant de l’emblème de leur régiment et qui sont aujourd’hui conservés à POSTDAM. La monographie des emblème établie par Pierre CHARRIE précise, en ce qui concerne le 93, que se trouveraient à POSTDAM l’aigle modèle 1860 ainsi que la soie modèle 1854 avec cravate. Cette observation nous conduit à nous demander si ce régiment a bien perçu dans le cadre de la remise effectuée le 19 janvier 1861, ni de celles ayant reçu ce flottant, jugé par trop usé, entre 1862 et 1869. Ainsi, nous pouvons donc considérer que cette soie n’a jamais été remplacée et perçue par le 93ème régiment d’infanterie de ligne, et sa représentation s’avère donc tout à fait anecdotique, voire fantaisiste.
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